FICHE DE LECTURE QG saison 2011-2012
Lecteur: Milena Marinelli
LA PIECE
Titre: Biographies d’ombres
Auteur: Lars Norèn
Titre original: Skuggbiografier
Traducteur: Karin Ahlgren et René Zahnd
Date d’écriture: 2003 Date de traduction:
Date d’édition: septembre 2004 Maison d’édition: L’Arche
L’AUTEUR
Date de naissance: 1944 Nationalité: Suédoise
Courte biographie de l’auteur:
Il nait à Stockholm,et publie ses premiers recueils de poème à 19 ans.A 20 ans il se retrouve à l’hôpital psychiatrique pour schizophrénie,il subit un traitement d’électrochocs et d’hibernation.C’est alors qu’il écrit plusieurs recueils relatant son expérience à l’hôpital.
En 1973,après avoir écrit deux romans,il débute comme auteur dramatique avec “le lécheur des princes”.En 1980 il se fait connaitre du grand public scandinave avec la représentation de “Oreste” et devient l’auteur dramatique le plus joué et apprécié en Suède.D’autres pays s’intéressent à son theatre,notamment en France où il est régulièrement traduit et joué.
Quelques pièces,”la force de tuer”,”la nuit est mère du jour”,”le chaos est proche de dieu”,”sourire des mondes souterrains”,”les comédiens”,”les démons”,la veillée”,ou encore “Munich-Athenes”.
ANALYSE DE LA PIECE
Genre: drame familial sous-entendu
Theme: la famille- relation parents enfants- père enfants
nombres de personnages: 4
2 Femmes: La Mère et Rebecca 2 Hommes: Filip et Magnus La Mère et Filip sont les parents de Magnus et Rebecca
Nombre de scènes: 3 actes
Nombre de décors: 2 décors
Résumé (espace,temps et déroulé de l’action):
c’est un triptyque,qui se déroule tantôt dans le jardin ensoleillé,tantôt à l’hôpital. la Mère Filip Magnus et Rébecca au travers de leurs discutions,dévoilent un climat où on ne peux pas parler de tout,et laissent sentir qu’il s’est passé des choses étranges,ils ont peur d’être observés et jugés par le voisinage. Filip mourant, sur son lit d’hôpital demande pardon à ses enfants….
Construction, Structure de la pièce:
pièce en trois tableaux.chaque tableau est un moment de vie,où le temps est similaire à la réalité (un tableau ne représente pas une journée mais seulement un moment dans la journée).par contre la pièce en elle même est sur 6ans,puisqu’il y a des flashback.
forme de dialogue.peu de didascali :1-en début de scène,pour situer où et quand se passe l’action.2-pour instaurer un tempo avec des temps plus ou moins long comme “temps bref” ou “un temps”ou”silence”.3-(assez rare)pour décrire une action”il à du mal à se tenir droit,il souffre d’une paralysie musculaire,il se voute légèrement”.
L’écriture, le style, la langue:
style quotidien, populaire. écriture simple. de nombreuses répétitions comme dans cette réplique:”il n’y a rien à voir par ici. il n’y a rien à voir. ici,il n’y a rien à voir,pas la moindre merde.”
le père utilise à plusieurs reprises certains mots vulgaire comme”pour aller où,bordel” ou “putain,ils espèrent voir quoi?”.le dialogue est assez vide quant aux sujets de discussion ce qui laisse apparaitre avec transparence des informations sur un certain passif étrange des personnages “F:qu’est ce que tu as dit? R:je n’ai rien dit. F:ah non?comment vas tu? R:ils peuvent voir. F:qui ça? R:les voisins…ils peuvent nous voir.” les répliques sont plutôt courtes en général à part quelque tirades plus importantes.
AVIS DU LECTEUR
j’aime qu’à travers la banalité du langage et le calme des scènes,se glissent des informations importantes,voir peut être douloureuses et une grande tension.
l’auteur à travers des moments de famille tout à fait anodins laisse apparaitre une souffrance qui ne cesse de nous questionner.
pourquoi magnus est il parti?est il en prison?qu’est il arrivé à ses genoux?s’est il passé quelque chose entre Filip et Rebecca?pourquoi à la fin de la pièce souhaite t elle partir à un endroit où on ne la reconnaitra pas?pourquoi craignent ils le regard des voisins?qu’en est il de la mère?elle s’occupe de son mari et ne dit que des banalités.veut-elle fuir la réalité,ou éviter de se confronter à elle en se mettant à distance?
j’apprécie les pièces qui laissent se questionner le spectateur et trouver ses propres réponses,où il ne se passe rien mais où dans l’interprétation il va falloir retranscrire ces maux,cette tension.
c’est pour cela qu’à mon sens il est difficile d’en extraire une scène,car tout se fait dans la durée et les rythmes imposés par l’auteur.
































